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 Nous savons effleurer d’un baiser de velours,
Et nous savons étreindre avec des fougues blêmes ;
Nos caresses sont nos mélodieux poèmes
Notre amour est plus grand que toutes les amours. 

Nos lunaires baisers ont de pâles douceurs,
Nos doigts ne froissent point le duvet d’une joue,
Et nous pouvons, quand la ceinture se dénoue,
Etre tout à la fois des amants et des sœurs.

____________(À l’heure des mains jointes, 1906)